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LES PRINCIPAUX ACTEURS DE L'ESCLAVAGE

 

Victor Schoelcher (1804-1893)

Né le 22 juillet 1804, à Paris fils du porcelainier Marc Schœlcher, cet homme a consacré sa vie à la défense de la liberté des noirs et à l'égalité entre tous les citoyens. Suite à un voyage d'affaire au Mexique en 1828, il découvre Cuba où l'esclavage lui apparaît comme une horreur. De retour en France, il publie des articles, des ouvrages, multiplie ses déplacements d'information et adhère à la Société pour l'abolition de l'esclavage. Sous secrétaire-d'Etat dans le gouvernement provisoire de 1848, il contribue à faire adopter le décret sur l'abolition de l'esclavage dans les colonies. Le décret signé par tous les membres du gouvernement parait au Moniteur, le 5 mars. Député de la Guadeloupe et de la Martinique de 1848 à 1851, il siège à gauche. Le coup d'état de Louis Napoléon le pousse à l'exil en Angleterre jusqu'en 1870. Après l'abdication de Napoléon III, il est réélu député de la Martinique à l'Assemblée Nationale (1871) puis sénateur inamovible (1875). Enterré au Père Lachaise, ses cendres sont transférées en 1949, au Panthéon.
 

Henri Grégoire dit l'Abbé (1750-1831)

Ecclésiastique et homme politique, il se rallie aux Tiers-États et est l'un des représentants de l'extrême gauche, à l'Assemblée Constituante où il réclame non seulement l'abolition totale des privilèges mais aussi le suffrage universel.

En novembre 1780, il est le premier à prêter serment de fidélité à la Constitution civile du clergé. Nommé évêque constitutionnel de Blois en 1791, il est élu à la Convention, il multiplie ses écrits favorables aux Noirs et contribue au vote de l'abolition de l'esclavage, à la reconnaissance des droits civils et politiques accordés aux juifs. Il participe à la création du Conservatoire des Arts et Métiers, lutte pour la diffusion du français. Membre du Conseil des Cinq Cents (1795-1798), du corps législatif, sénateur dès 1802, il essaie en vain d'organiser l'église gallicane. Farouche adversaire du Consulat et de l'Empire, victime de calomnies, il se retire à Auteuil.

Lors du bicentenaire de la Révolution française, ses cendres ont été transférées au Panthéon.
 

Alphonse de Lamartine (1790-1869)

Né à Mâcon, Lamartine reçoit une éducation religieuse, il découvre l'Italie en 1811 avant de se mettre au service de Louis XVIII. S'ennuyant, il s'adonne à l'écriture. En 1820, il publie les Méditations. Attaché d'ambassade à Florence, marié à une anglaise, il compose en 1830, les harmonies poétiques et religieuses. La mort de sa fille va modifier sa foi. Il s'engage dans le combat politique

Entré dans la chambre dès 1834, il présente de nombreuses interventions comme l'abolition de la peine de mort ou des projets relatifs à l'assistance. Devenu influent et affichant son opposition au régime de Louis Philippe, il est l'un des acteurs des journées de 1848. Membre du gouvernement provisoire, il est aussi l'un des protagonistes de l'abolition de l'esclavage.

L'avènement du Second Empire met fin à sa carrière politique. Endetté, il ne peut choisir l'exil. Persuadé du danger impérial, il se réfugie dans l'écriture, publiant des ouvrages historiques, des romans sociaux, des ouvrages autobiographiques ainsi que des recueils poétiques.

En 1869, sa famille refuse les funérailles nationales auxquelles il avait droit.
 

François Auguste Perrinon (1812-1861)

François Auguste Perrinon, né à Saint-Pierre (Martinique) d'une famille de libres de couleur. Envoyé en France, il devient élève de l'école de Polytechnique et se spécialise dans l'artillerie de Marine.En 1842, il fait partie de la garnison de la Guadeloupe. Il est anti-esclavagiste et en 1847, dans une brochure sur Saint-Martin "Résultats d'expérience sur le travail des esclaves", il s'emploie à démontrer que le travail libre est possible. Un an plus tard, il fait partie de la Commission d'abolition d'esclavage puis est envoyé comme commissaire d'abolition, puis commissaire général à la Martinique (Juin-novembre 1848).

Avec Schoelcher, dont il est proche, il est député à l'Assemblée Nationale (1849-1850).

Après le coup d'état du 2 décembre 1851, il regagne les Antilles et va vivre à Saint-Martin où il exploite des salines. Il refuse de prêter serment à Napoléon III (lettre du 18 avril 1853) ce qui lui vaut d'être rayé des cadres de l'armée.

Il meurt à Saint-Martin, le 2 janvier 1861.

 

Jean-Baptiste Labat (1663-1738)

 

Né à Paris en 1663, dominicain de choc, appartient à la légende de la Martinique. Le père Labat est présent en bien des endroits de la Martinique. A son arrivée, il est affecté à la paroisse de Macouba dont il remet les bâtiments en état.

 

De 1694 à 1705, le père Labat est ingénieur, bâtisseur, baroudeur et écrivain. Son Nouveau voyage aux Isles de l’Amérique sera un franc succès de librairie. Il est le meilleur et le plus complet des chroniqueurs de l’époque héroïque des Petites Antilles.

Vers 1696, il devient procureur-syndic du Fonds-Saint-Jacques, propriété des dominicains. Il fonde la paroisse du François, où il développe et modernise l’industrie sucrière. Les procédés de fabrication du sucre doivent beaucoup au père Labat.

 

 

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